Rêve 2

 

Important : Contrairement à ce que que l'on entend parfois, faire « remonter des souvenirs » en hypnose (comme dans les films et les séries télé dont les scénaristes ignorent le fonctionnement de base de l’hypnose et de l'inconscient) ne se fait pas. Pour la simple raison que l’état inconscient est capable de modifier un vrai souvenir, voire de « créer » des souvenirs qui n’en sont pas. La personne a alors l’impression à 100% que le souvenir est vrai, et cela peut créer des situations très compliquées, voire dangereuses. C’est pour cela que l’hypnose (en France en tous cas) ne fait jamais foi en matière légale, contrairement à ce que l’on voit dans les fictions. Il y a eu notamment aux États-Unis, des cas avérés de personnes accusées par des victimes de choses terribles sur des « souvenirs révélés sous hypnose », qui n’étaient pas réels. Et qui ont donné des erreurs judiciaires.

Dans tous les cas, cette information doit être donnée au patient.

Même le travail sur un souvenir dont on est certain qu’il est réel se fait avec des précautions très particulières.

La séance proposée ici ; "Revivre un souvenir, retrouver les émotions d'un moment passé" est un moment de retrouvailles avec un souvenir indiscutable (votre mariage, une remise de prix, une rencontre, une bonne nouvelle etc.). Elle sert à profiter à nouveau et de façon forte des bienfaits de ce moment, de revivre les sentiments inspirants de cette tranche de vie. Ce moment sert également à l'ancrer en vous, pour vous en souvenir ensuite encore mieux, et encore plus fort, et ainsi profiter encore mieux des merveilleux sentiments survenus alors.

La même séance sur un souvenir négatif est également basée sur un souvenir indiscutable (une rupture, un deuil, une déception etc…). Elle permet de l'approcher -en se protégeant pour ne pas le revivre-, et de le comprendre pour l'aborder ensuite d'une autre façon, et ainsi s'autoriser à continuer à avancer.

Voir plus bas "Hypnose et faux souvenirs" de Frédérique Robin (Maître de conférence en psychologie cognitive).

Pour prendre rendez-vous, vous renseigner :  SE RENSEIGNER

Revivre un souvenir

* Séance à 50 € - Réglement en plusieurs fois tout à fait possible. 

 
Hypnose et faux souvenirs
(extrait d'article pour l'Association française pour l'information scientifique - 2015)
(…)
Une technique initialement développée par Bernheim
La construction de pseudo-souvenirs agréables et positifs, pendant l’hypnose, est une technique initialement développée par Bernheim (1911) et dont bien d’autres thérapeutes depuis ont observé les bénéfices sur la suppression du symptôme. Toutefois, plus d’un siècle avant l’engouement de la recherche actuelle sur les faux souvenirs, Bernheim avait mis en garde les thérapeutes de la possibilité que les patients puissent considérer comme réels des évènements suggérés.
Malgré cet avertissement, la croyance que des souvenirs peuvent résider dans l’inconscient et être accessibles à partir de techniques particulières a convaincu certains hypnothérapeutes de la possibilité de faire rejaillir du passé des évènements réellement vécus. Dans les années 1970, cette conviction s’est également répandue dans le domaine judiciaire, principalement aux États-Unis alors qu’en France ces pratiques sont restées interdites.
(…)
information des patients et vigilance des thérapeutes recommandées
Les illusions post-hypnotiques résultent surtout des convictions théoriques, des croyances, des méconnaissances des praticiens et du public en général sur le fonctionnement de la mémoire humaine et de l’hypnose. Beaucoup de gens s’imaginent que l’hypnose permet d’accéder aux souvenirs inconscients ou d’améliorer les performances mnésiques alors que cette croyance est loin d’être fondée, la mémoire étant naturellement fragile et incertaine. Si des circonstances exceptionnelles conduisent les thérapeutes à explorer les évènements du passé, (…) cet examen doit être mené en prenant un grand nombre de précautions. La suggestion étant indubitablement associée à un taux élevé de faux souvenirs, l’information des patients et la vigilance des thérapeutes sont particulièrement recommandées.

Frédérique Robin - Maître de conférences en psychologie cognitive, chercheur au Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire (LPPL), Université de Nantes.